L'hebdomadaire militant
Le premier numéro de L'ESSOR, paru dans la région stéphanoise au lendemain de la guerre, le 1er septembre 1946, situe le ton de la publication diocésaine : l'esprit militant d'un journal qui se veut délibérément d'opinion.
Le premier mot de L'ESSOR, inscrit à la première page est «NON» : un rejet du silence, un combat lancé contre «les information erronées et tendancieuses, contre les mensonges les plus habiles». L'ESSOR prend la défense de l'Eglise.
Il défend la foi, le pape, l'Eglise persécutée, la morale, les droits de la personne humaine, les libertés scolaires et familiales, professionnelles, syndicales...
Le nouveau journal, voulu par Mgr Bornet évêque auxiliaire de Lyon à St-Etienne, n'en est pas moins, dès sa création, un journal de proximité.
La première parution accorde une large place à l'information régionale et locale, une volonté très nettement affirmée par le chanoine Joseph Dusserre, premier responsable du média, qui définit L'ESSOR comme journal «catholique, régional, populaire».
Les grands débats
« Sans équivoque, instrument d'information et d'évangélisation au service du diocèse», selon les mots du chanoine Dusserre dans le numéro 1000, l'hebdomadaire ligérien donne voix aussi dans les débats du jour en s'appuyant sur de grandes signatures d'intellectuels chrétiens (MM. Gélin, Roffat, Folliet, Vo Thanh Loc, Guitton, Henri Pourat).
Avec quatre pages en 1946, six en 1948, huit en 1949, dix en 1963, L'ESSOR accroit en même temps son implication dans la couverture de l'actualité locale, des paroisses et des villages, d'abord dans la Loire, et toute la Loire avec des pages roannaises (un bureau ouvert à Roanne en 1953), avant que le concept ne soit étendu à travers deux nouvelles éditions au Rhône et à l'Isère, L'ESSOR venant supplanter des publications diocésaines, auxquelles les évêques renoncent pour soutenir le nouvel hebdomadaire.
Un tournant
Au lendemain de 68, la crise qui traverse l'Eglise a raison de la mobilisation militante sur laquelle repose la diffusion de l'ESSOR dans les paroisses. L'hebdomadaire doit se tourner vers de nouveaux circuits de vente. C'est par le moyen des abonnements que le journal reconstruit son socle, ne s'adressant plus dès lors à la seule communauté catholique mais à un nouveau fonds de lecteurs individuels.
La modernisation du journal accompagne cette reconquête. En 1970 L'ESSOR est le premier journal de la région à paraître selon la nouvelle technologie de l'offset, dans un nouveau format, le format tabloïd (celui qu'il connaît actuellement).
Le lancement du nouveau format avait été précédé d'un essai avec le numéro 1200, numéro spécial «mettant sur orbite», en octobre 1969, le concours de «mots sautés», qui a animé les hivers dans les familles pendant plusieurs décennies. Plébiscité par les lecteurs, le nouveau format est adopté définitivement quelques mois plus tard.
L'ESSOR renforce la proximité avec les territoires qu'il couvre, particulièrement dans la Loire, où, en 1969, l'édition unique de la Loire s'efface devant quatre éditions localisées, du Gier, Montbrison, Roanne et St-Etienne.
La proximité
Entré au sein du groupe Le Progrès en 1990, L'ESSOR poursuit la modernisation de ses moyens de fabrication, adaptés aux évolutions de l'informatique.
Adoptant la PAO, il peut introduire la couleurs dans les reportages de découverte qui rythment ses éditions.
Journal d'information, L'ESSOR aborde tous les domaines de l'actualité départementale et régionale, de l'économie à l'information religieuse qu'il continue fidèlement à ses racines à proposer à ses lecteurs, en conformité avec ses valeurs de toujours : promotion de la personne et de proximité avec ses lecteurs.
L'ESSOR cultive cette proximité à travers l'information locale qu'il s'emploie à développer en s'appuyant sur son réseau de correspondants.
- L'ESSOR est structuré aujourd'hui autour de 3 éditions
:
- L'ESSOR de la Loire
- L'ESSOR du Rhône
- L'ESSOR de l'Isère
Une nouvelle étape importante, la publication du numéro 3000, a été fêtée le 23 avril 2004.
L’année 2005 sera marquée par le rachat de L’ESSOR au groupe Le Progrès par le groupe Riccobono Presse (juin 2005). La rédaction est étoffée, les collaborateurs prennent possession dans de nouveaux locaux, avenue de la Libération à Saint Etienne.
Mais l’événement le plus spectaculaire est dans la forme de l’hebdomadaire : nouveau format, nouvelle maquette, nouveau logo.
Cette modernisation précède un nouveau Rendez-Vous historique : Le 60ème anniversaire de L’ESSOR, fêté en 2006.










