Enquête - Aménagement du territoire : Il n’y aura pas qu’un Scot roannais (Essor 16/01/09)
Bernard Jayol, président du Syepar (1), pilote le Scot roannais.
Il espérait ne voir que celui-ci pour le Roannais. En vain,
ils seront trois.
Le schéma de cohérence territoriale (Scot) roannais progresse. Il englobe 51 communes à travers les communautés de communes de La Pacaudière, la Côte roannaise, Grand Roanne agglomération, Pays de Perreux, Ouest roannais, Pays d’Urfé. Le Pays de Charlieu et de Belmont font leur propre Scot, ceux du Pays entre Loire et Rhône (CoPLER), Balbigny, Val d’Aix et d’Isable, Collines du matin se joignent à Feurs en Forez.
Malgré une table ronde pour une dernière tentative d’unification, le Pays de Charlieu, la CoPLER et le Pays de Balbigny sont restés sur leur position. Il y aura donc trois Scot en Roannais. M. Jayol espérait voir venir le Pays du Sornin. M. Pointet, président du Pays de Charlieu, s’explique : « On n’aura pas la Saône-et-Loire, on sera limité au Pays de Charlieu et de Belmont, ce qui nous coûtera plus cher. On n’envisage pas du tout de se fondre dans le Scot roannais parce que le Pays de Charlieu n’est pas tout à fait le Pays roannais. On n’est pas en situation d’opposition, on aura des réunions d’échanges, de concertation mais on garde notre démarche propre. »
Limiter l’étalement urbain
Les objectifs sont rappelés par le président Jayol. « On a perdu des habitants et on consomme encore plus de terrain ! Il faut limiter la consommation de l’espace et l’étalement urbain. Il ne faut pas que du pavillonnaire ! » Il faut mettre de la cohérence, penser le droit de bâtir, la façon de se déplacer, organiser le commerce et l’agriculture.
C’est d’autant plus utile que la loi Royer sur l’urbanisme commercial disparaît et avec l’A 89 l’espace industriel devra être géré. « On part émiettés, c’est gênant pour les zones d’activités, les infrastructures, les transports » déplore Bernard Jayol. Le Scot Roannais présente en février trois scénarios de prospective ; avant l’été, c’est le projet d’aménagement et de développement durable et au 2e semestre le document d’orientation générale puis consultation publique. Point final du travail fin 2010.











